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Devenir un(e) professionnel(le) en veille numérique !

Que l’on travaille pour une association, pour une grande entreprise ou bien à son compte, on oublie bien souvent une étape très importante dans sa stratégie numérique : mettre en place une veille. Consistant à “surveiller” un domaine d’activité, un concurrent, un mot-clé ou une tendance, la veille peut être d’ordre stratégique, numérique, technologique, concurrentielle, juridique etc.

 

Cette activité à mettre en place est essentielle au bon déroulement d’une stratégie de communication.

Dans cet article, on vous explique pourquoi et on vous dit comment devenir un(e) véritable professionnel(le) de la veille !

Les valeurs ajoutées d'une bonne stratégie de veille

La mise en place d’une stratégie de veille bien réfléchie et pertinente permet de nombreuses valeurs ajoutées, complémentaires à une bonne stratégie de communication. On vous propose 6 bonnes raisons (entre autres) de se pencher sur sa stratégie de veille :

 

  1. Comprendre son domaine d’activité. En effet, en fonction de l’environnement dans lequel vous évoluez, le langage va être différent, les méthodes de travail et les relations interpersonnelles aussi. De plus, mettre en place une veille sur son domaine d’activité permet d’identifier les différents acteurs de son secteur et ainsi maîtriser l’information.

  2. Identifier les besoins (internes et des clients). Dans l’idée où vous travaillez au sein d’une société de services, identifier le besoin de ses potentiels clients permet d’anticiper et de mieux comprendre sa cible, pour pouvoir ajuster sa communication efficacement.

  3. Contrôler sa réputation. C’est grâce à la veille que vous allez voir et savoir ce qui est dit de votre entreprise sur internet : on appelle ça l’e-réputation. Surveiller son e-réputation c’est aussi identifier et corriger sa notoriété ainsi que la perception qu’en ont les cibles.

  4. Surveiller ses concurrents directs et indirects. Avoir une vue globale de leur situation, identifier leur façon de communiquer et gérer leur réputation, mesurer leur activité afin de ne pas se faire dépasser ou même s’inspirer : autant d’actions possibles grâce à la veille numérique.

  5. Rester à l’affût des nouvelles tendances. Grâce aux réseaux sociaux notamment, la veille permet d’observer l’émergence de tendances à suivre, d’idées innovantes, de personnes influentes ou même de nouveaux usages.

  6. Anticiper les risques. Parce qu’après tout, “un homme averti en vaut deux”, il est très important de pouvoir anticiper les risques et menaces liés à son activité pour pouvoir les prévenir et ainsi maîtriser la situation sans se faire dépasser. Malgré tout, il se peut que certaines situations vous échappent même en ayant mis en place une bonne veille. Dans ce cas, pas d’inquiétudes, on vous livre nos conseils pour bien définir sa stratégie de communication de crise.

Comment mettre en place et paramétrer efficacement sa veille ?

Une stratégie de veille, comme toute stratégie de projet, nécessite l’élaboration et la mise en place de plusieurs étapes. C’est un véritable processus qu’il faut suivre et paramétrer efficacement afin de pouvoir le considérer comme une valeur ajoutée.

Pour mettre en place une veille générale (qui se déclinera en veille technologique, juridique, sectorielle etc en fonction du sujet choisi), 5 étapes sont primordiales :

 

  1. Tout d’abord, il faut définir son besoin. En amont, il est nécessaire de se questionner sur les valeurs ajoutées que va apporter cette veille, et à qui vont-elles s’adresser. Qui veut-on toucher ? En quoi ces informations vont-elles être utiles ? A qui allons-nous diffuser les résultats ? Comment pouvons-nous nous en resservir par la suite ?

  2. Ensuite, il y a l’étape de l’identification. C’est ici qu’on va devoir identifier le type de source que l’on veut collecter (uniquement des articles, des posts réseaux sociaux, des statistiques, des textes de loi…). C’est la seconde étape de cadrage de la veille, avec la définition du besoin. On va établir une liste de mots-clés en rapport avec le sujet que l’on veut surveiller (un concurrent, un domaine d’activité, une tendance) qui serviront ensuite à paramétrer les outils de veille. Il est très important de ne pas bâcler ce cadrage, car cela va déterminer ensuite la qualité et la pertinence des sources collectées par la suite.

  3. L’étape suivante est la collecte d’informations. C’est ici que vont être remontées les sources souhaitées grâce aux mots-clés définis. Pour cela, deux méthodes existent : la méthode push (l’information vient à nous, on la reçoit) et la méthode pull (on va chercher l’information). Chaque méthode à ses avantages et ses inconvénients, mais la méthode push permet un gain de temps considérable. Il est possible est conseillé de paramétrer plusieurs types d’outils, afin de remonter plusieurs types de sources différentes. Par exemple, des agrégateurs de flux RSS permettent de lire des flux RSS sur le sujet choisi. Les réseaux sociaux sont également de bons outils à ne pas négliger, comme on vous l’expliquait dans notre article dédié. On peut aussi utiliser des moteurs de recherche spécialisés, qui peuvent remonter des sources particulières. 

  4. La capitalisation des sources et l’analyse constituent l’avant dernière étape. En effet, une fois les outils paramétrés avec les mots-clés, il faut se questionner quant à l’endroit où l’on va centraliser ces sources. Est-il nécessaire de réaliser un tableau de capitalisation ? Une adresse mail suffit-elle ? C’est à vous de déterminer vos besoins en fonction de la taille du flux collecté. Une capitalisation efficace permettra une meilleure analyse et donc un meilleur tri des données : les outils ont tendance à remonter énormément d’information, il est donc nécessaire de pouvoir les trier efficacement de la plus pertinente à la moins intéressante.

  5. Enfin, la dernière étape de la stratégie de veille est la diffusion. Il s’agit de mettre en forme les sources obtenues et les valoriser pour notre cible finale. Cette diffusion peut prendre la forme de posts sur les réseaux sociaux, une newsletter, un blog, un site web…

Sans oublier la mesure des retombées !

Une étape finale et primordiale, mais pourtant souvent oubliée, est la mesure de l’impact de la stratégie de veille mise en place. C’est-à-dire qu’une fois la veille mise en œuvre et les sources collectées et diffusées, il est important de mesurer le degré d’atteinte des objectifs initialement définis dans la première étape de cadrage.

Est-ce que ma veille m’a permis d’éclairer tel sujet ? Quels risques cela m’a-t-elle permis d’éviter ? Mes positions envers mes concurrents et mon domaine d’activité ont-elles changé ? Ai-je réussi à adapter ma stratégie de communication grâce aux recommandations émises par les sources de ma veille ?

Ce sont autant de questions intéressantes et importantes à se poser en aval de la stratégie, pour pouvoir l’ajuster de façon encore plus pertinente et ainsi remonter des sources de plus en plus efficaces.

 

Et voilà, en suivant ces conseils, vous deviendrez un(e) véritable pro de la veille ! 

 

→ Vous utilisez d’autres techniques, des outils spécifiques ? Partagez-nous votre expérience en commentaire 👇

Elodie Bransolle

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